1 - Tombes célèbres
Publié le 01/11/2007 à 12:01 par galeriegothik
Serge Gainsbourg (1928 - 1991)
Auteur, compositeur, interprète & cinéaste français
Cimetière de Montparnasse, Paris
Il est fils de Joseph et Olga Ginzburg -immigrants Juifs de la Russie- ayant fuit la Russie en 1917 devant la Révolution sanglante.
Joseph fut lui même pianiste dans des bars nocturnes au commencement à Istanbul et par la suite à Paris. En 1927 née Jacqueline Ginzburg, soeur ainé de la famille.
Le petit Lulu a cependant failli ne pas voir le jour car sa mère Olga après avoir perdu un fils de seize mois suite à une vilaine pneumonie se retrouva enceinte à nouveau (de Serge !) ne voulant en aucun prix conserver l'enfant. Sa mère devant les conditions hygiéniques effroyables de l'avortement fit machine arrière et mit au monde Lucien et sa soeur jumelle Liliane. De cette réalité de la vie et par chance du revirement de décision de sa mère à son encontre concernant sa venu au monde Gainsbourg dira plus tard :
"Je suis éternellement sursitaire... en sursis continuels, répétés accumulés...
Tout ce que je vis, je le vis en frôlant des issues inéluctables."
Il dit encore :
"...Mon berceau était si près de mon cercueil que je n'ai point failli naitre.
Tout ce que je vis de grand -amours et peines- je le vis, en frôlant le dernier abîme."
Constamment à l'avant-garde de la musique, précurseur de tous les genres, il enchaîne les succès et les interprètes féminines, notamment Jane Birkin avec qui il forme le couple mythique de la rive gauche parisienne. Avec des chansons comme 'La Javanaise' ou l'album concept 'Melody Nelson', Serge Gainsbourg est perçu comme un génie dans un genre qu'il a pourtant toujours considéré comme mineur. Vient ensuite la période 'Gainsbarre' où la provocation prend le dessus. Cela ne l'empêche pas de rencontrer encore et toujours le succès avec par exemple sa reprise, jugée scandaleuse, de la Marseillaise 'Aux Armes, etc.'
Les frasques de Gainsbarre furent nombreuses, outre le fameux "I fuck you" adressé à Withney Houtson sur le plateau du désarmé Michel Drucker, Gainsbarre passe à la provocation gestuelle, saute le pas et brûle un billet de 500 francs le 11 Mars 1984 afin d'expliquer ce que lui pompe les impôts devant les yeux hagards du présentateur et des téléspectateurs de l'émission "7 sur 7".
Indignation des médias, indignation des témoins oculaires derrière leur petit écran...
Le geste fait grand bruit mais il "remet" ça en brûlant à nouveau deux billets de 500 devant les étudiants de Nancy en Mai 1985 on crie au scandale.
En Juin de la même année il est vedette principale du "Jeu de la Vérité" présentée par Sabatier, en direct, Serge libelle un chèque de cent mille francs à l'ordre de Médecins sans frontières en réponse à la question du présentateur lui demandant pourquoi il n'a pas participer à la chanson humanitaire en faveur de l'Ethiopie il explique la perte de sa mère et signe le fameux chèque !
Le 14 Juillet il se pointe à la Garden Party de l'Elysée, accompagnée d'une garde composée de légionnaires d'Aubagne et de gendarmes en parfait uniforme. Il est sous les flashs des journalistes.
A "Apostrophes", il est entouré de Maxime Le Forestier, Louis Chédid et Guy Béart et s'amuse à railler les trois représentants de la bonne chanson française, en particulier Béart.
C'est le fameux débat où l'on voit Gainsbourg affirmer que la chanson n'est qu'un Art mineur, ce qui offusque Guy Béart. Gainsbourg le traite "gentiment" de "Blaireau" Béart continue (inconscient ?) à lutter. Gainsbarre s'en donne à coeur joie et lui démantèle son maigre fonctionnement de la poésie avec ses quelques rimes volontairement faciles :
"Du champ, une vamp, une flute.... une pute"
A ses heures "perdues" Gainsbarre se commande des 102 (double Pastis 51).
Gainsbarre entretient son personnage et son mythe à la perfection et dupe son public par son côté hilare.
"Eh ouais, c'est moi Gainsbarre, on me trouve au hasard des night clubs américains c'est bonnard !"
Derrière la duperie, il y a la solitude et la tristesse de Serge Gainsbourg, au lointain, le désarroi de Lucien -fils d'immigré Juif. Le show bizz pour lui "roule", sa vie privée s'étiole de regrets et de nostalgie. Dans "Lunettes noires pour nuits blanches" -émission de Thierry Ardisson, il se livre à une auto-interview :
"On est cernés par les cons. D'ailleurs toi le premier, Gainsbarre, et je t'emmerde !"
Serge Gainsbourg meurt à 63 ans mais reste une figure incontournable et une grande influence de la chanson française.
Anecdotes :
Initiales B.B
Il chante aux côtés de Brigitte Bardot et en tombe amoureux. Ils ont une aventure qui laissera Serge accablé, détruit. Il lui écrit néanmoins des chansons pour exprimer son amour : 'Harley Davidson', 'Bonnie and Clyde', 'Je t'aime... moi non plus'.
Sous le signe des Gémeaux
Lucien Ginzburg dit Serge Gainsbourg naît le 2 Avril 1928 à 5 heures du matin accompagné d'une soeur jumelle Lilianne.
Publié le 01/11/2007 à 12:01 par galeriegothik
Serge Gainsbourg (1928 - 1991)
Auteur, compositeur, interprète & cinéaste français
Cimetière de Montparnasse, Paris
Il est fils de Joseph et Olga Ginzburg -immigrants Juifs de la Russie- ayant fuit la Russie en 1917 devant la Révolution sanglante.
Joseph fut lui même pianiste dans des bars nocturnes au commencement à Istanbul et par la suite à Paris. En 1927 née Jacqueline Ginzburg, soeur ainé de la famille.
Le petit Lulu a cependant failli ne pas voir le jour car sa mère Olga après avoir perdu un fils de seize mois suite à une vilaine pneumonie se retrouva enceinte à nouveau (de Serge !) ne voulant en aucun prix conserver l'enfant. Sa mère devant les conditions hygiéniques effroyables de l'avortement fit machine arrière et mit au monde Lucien et sa soeur jumelle Liliane. De cette réalité de la vie et par chance du revirement de décision de sa mère à son encontre concernant sa venu au monde Gainsbourg dira plus tard :
"Je suis éternellement sursitaire... en sursis continuels, répétés accumulés...
Tout ce que je vis, je le vis en frôlant des issues inéluctables."
Il dit encore :
"...Mon berceau était si près de mon cercueil que je n'ai point failli naitre.
Tout ce que je vis de grand -amours et peines- je le vis, en frôlant le dernier abîme."
Constamment à l'avant-garde de la musique, précurseur de tous les genres, il enchaîne les succès et les interprètes féminines, notamment Jane Birkin avec qui il forme le couple mythique de la rive gauche parisienne. Avec des chansons comme 'La Javanaise' ou l'album concept 'Melody Nelson', Serge Gainsbourg est perçu comme un génie dans un genre qu'il a pourtant toujours considéré comme mineur. Vient ensuite la période 'Gainsbarre' où la provocation prend le dessus. Cela ne l'empêche pas de rencontrer encore et toujours le succès avec par exemple sa reprise, jugée scandaleuse, de la Marseillaise 'Aux Armes, etc.'
Les frasques de Gainsbarre furent nombreuses, outre le fameux "I fuck you" adressé à Withney Houtson sur le plateau du désarmé Michel Drucker, Gainsbarre passe à la provocation gestuelle, saute le pas et brûle un billet de 500 francs le 11 Mars 1984 afin d'expliquer ce que lui pompe les impôts devant les yeux hagards du présentateur et des téléspectateurs de l'émission "7 sur 7".
Indignation des médias, indignation des témoins oculaires derrière leur petit écran...
Le geste fait grand bruit mais il "remet" ça en brûlant à nouveau deux billets de 500 devant les étudiants de Nancy en Mai 1985 on crie au scandale.
En Juin de la même année il est vedette principale du "Jeu de la Vérité" présentée par Sabatier, en direct, Serge libelle un chèque de cent mille francs à l'ordre de Médecins sans frontières en réponse à la question du présentateur lui demandant pourquoi il n'a pas participer à la chanson humanitaire en faveur de l'Ethiopie il explique la perte de sa mère et signe le fameux chèque !
Le 14 Juillet il se pointe à la Garden Party de l'Elysée, accompagnée d'une garde composée de légionnaires d'Aubagne et de gendarmes en parfait uniforme. Il est sous les flashs des journalistes.
A "Apostrophes", il est entouré de Maxime Le Forestier, Louis Chédid et Guy Béart et s'amuse à railler les trois représentants de la bonne chanson française, en particulier Béart.
C'est le fameux débat où l'on voit Gainsbourg affirmer que la chanson n'est qu'un Art mineur, ce qui offusque Guy Béart. Gainsbourg le traite "gentiment" de "Blaireau" Béart continue (inconscient ?) à lutter. Gainsbarre s'en donne à coeur joie et lui démantèle son maigre fonctionnement de la poésie avec ses quelques rimes volontairement faciles :
"Du champ, une vamp, une flute.... une pute"
A ses heures "perdues" Gainsbarre se commande des 102 (double Pastis 51).
Gainsbarre entretient son personnage et son mythe à la perfection et dupe son public par son côté hilare.
"Eh ouais, c'est moi Gainsbarre, on me trouve au hasard des night clubs américains c'est bonnard !"
Derrière la duperie, il y a la solitude et la tristesse de Serge Gainsbourg, au lointain, le désarroi de Lucien -fils d'immigré Juif. Le show bizz pour lui "roule", sa vie privée s'étiole de regrets et de nostalgie. Dans "Lunettes noires pour nuits blanches" -émission de Thierry Ardisson, il se livre à une auto-interview :
"On est cernés par les cons. D'ailleurs toi le premier, Gainsbarre, et je t'emmerde !"
Serge Gainsbourg meurt à 63 ans mais reste une figure incontournable et une grande influence de la chanson française.
Anecdotes :
Initiales B.B
Il chante aux côtés de Brigitte Bardot et en tombe amoureux. Ils ont une aventure qui laissera Serge accablé, détruit. Il lui écrit néanmoins des chansons pour exprimer son amour : 'Harley Davidson', 'Bonnie and Clyde', 'Je t'aime... moi non plus'.
Sous le signe des Gémeaux
Lucien Ginzburg dit Serge Gainsbourg naît le 2 Avril 1928 à 5 heures du matin accompagné d'une soeur jumelle Lilianne.
Publié le 01/11/2007 à 12:01 par galeriegothik
Serge Gainsbourg (1928 - 1991)
Auteur, compositeur, interprète & cinéaste français
Cimetière de Montparnasse, Paris
Il est fils de Joseph et Olga Ginzburg -immigrants Juifs de la Russie- ayant fuit la Russie en 1917 devant la Révolution sanglante.
Joseph fut lui même pianiste dans des bars nocturnes au commencement à Istanbul et par la suite à Paris. En 1927 née Jacqueline Ginzburg, soeur ainé de la famille.
Le petit Lulu a cependant failli ne pas voir le jour car sa mère Olga après avoir perdu un fils de seize mois suite à une vilaine pneumonie se retrouva enceinte à nouveau (de Serge !) ne voulant en aucun prix conserver l'enfant. Sa mère devant les conditions hygiéniques effroyables de l'avortement fit machine arrière et mit au monde Lucien et sa soeur jumelle Liliane. De cette réalité de la vie et par chance du revirement de décision de sa mère à son encontre concernant sa venu au monde Gainsbourg dira plus tard :
"Je suis éternellement sursitaire... en sursis continuels, répétés accumulés...
Tout ce que je vis, je le vis en frôlant des issues inéluctables."
Il dit encore :
"...Mon berceau était si près de mon cercueil que je n'ai point failli naitre.
Tout ce que je vis de grand -amours et peines- je le vis, en frôlant le dernier abîme."
Constamment à l'avant-garde de la musique, précurseur de tous les genres, il enchaîne les succès et les interprètes féminines, notamment Jane Birkin avec qui il forme le couple mythique de la rive gauche parisienne. Avec des chansons comme 'La Javanaise' ou l'album concept 'Melody Nelson', Serge Gainsbourg est perçu comme un génie dans un genre qu'il a pourtant toujours considéré comme mineur. Vient ensuite la période 'Gainsbarre' où la provocation prend le dessus. Cela ne l'empêche pas de rencontrer encore et toujours le succès avec par exemple sa reprise, jugée scandaleuse, de la Marseillaise 'Aux Armes, etc.'
Les frasques de Gainsbarre furent nombreuses, outre le fameux "I fuck you" adressé à Withney Houtson sur le plateau du désarmé Michel Drucker, Gainsbarre passe à la provocation gestuelle, saute le pas et brûle un billet de 500 francs le 11 Mars 1984 afin d'expliquer ce que lui pompe les impôts devant les yeux hagards du présentateur et des téléspectateurs de l'émission "7 sur 7".
Indignation des médias, indignation des témoins oculaires derrière leur petit écran...
Le geste fait grand bruit mais il "remet" ça en brûlant à nouveau deux billets de 500 devant les étudiants de Nancy en Mai 1985 on crie au scandale.
En Juin de la même année il est vedette principale du "Jeu de la Vérité" présentée par Sabatier, en direct, Serge libelle un chèque de cent mille francs à l'ordre de Médecins sans frontières en réponse à la question du présentateur lui demandant pourquoi il n'a pas participer à la chanson humanitaire en faveur de l'Ethiopie il explique la perte de sa mère et signe le fameux chèque !
Le 14 Juillet il se pointe à la Garden Party de l'Elysée, accompagnée d'une garde composée de légionnaires d'Aubagne et de gendarmes en parfait uniforme. Il est sous les flashs des journalistes.
A "Apostrophes", il est entouré de Maxime Le Forestier, Louis Chédid et Guy Béart et s'amuse à railler les trois représentants de la bonne chanson française, en particulier Béart.
C'est le fameux débat où l'on voit Gainsbourg affirmer que la chanson n'est qu'un Art mineur, ce qui offusque Guy Béart. Gainsbourg le traite "gentiment" de "Blaireau" Béart continue (inconscient ?) à lutter. Gainsbarre s'en donne à coeur joie et lui démantèle son maigre fonctionnement de la poésie avec ses quelques rimes volontairement faciles :
"Du champ, une vamp, une flute.... une pute"
A ses heures "perdues" Gainsbarre se commande des 102 (double Pastis 51).
Gainsbarre entretient son personnage et son mythe à la perfection et dupe son public par son côté hilare.
"Eh ouais, c'est moi Gainsbarre, on me trouve au hasard des night clubs américains c'est bonnard !"
Derrière la duperie, il y a la solitude et la tristesse de Serge Gainsbourg, au lointain, le désarroi de Lucien -fils d'immigré Juif. Le show bizz pour lui "roule", sa vie privée s'étiole de regrets et de nostalgie. Dans "Lunettes noires pour nuits blanches" -émission de Thierry Ardisson, il se livre à une auto-interview :
"On est cernés par les cons. D'ailleurs toi le premier, Gainsbarre, et je t'emmerde !"
Serge Gainsbourg meurt à 63 ans mais reste une figure incontournable et une grande influence de la chanson française.
Anecdotes :
Initiales B.B
Il chante aux côtés de Brigitte Bardot et en tombe amoureux. Ils ont une aventure qui laissera Serge accablé, détruit. Il lui écrit néanmoins des chansons pour exprimer son amour : 'Harley Davidson', 'Bonnie and Clyde', 'Je t'aime... moi non plus'.
Sous le signe des Gémeaux
Lucien Ginzburg dit Serge Gainsbourg naît le 2 Avril 1928 à 5 heures du matin accompagné d'une soeur jumelle Lilianne.
Publié le 01/11/2007 à 12:01 par galeriegothik
Charles Baudelaire (1821 - 1867)
Poète français
Cimetière de Montparnasse, Paris
Charles Baudelaire n'a jamais accepté le remariage de sa mère avec Aupick alors qu'il n'avait que sept ans. Est-ce là la cause de son esprit rebelle ? Toujours est-il qu'il se fait exclure du lycée Louis-le-Grand, fermement décidé à mener une vie de dandy. Décision contrariée par son beau-père, qui le fait embarquer de force sur un paquebot en direction des Indes, puis qui place sous tutelle judiciaire la fortune héritée de son père et menacée d'être rapidement dilapidée. Contraint de travailler, Baudelaire se consacre à la critique d'art et à la traduction des oeuvres d'Edgar Poe. En 1857 paraissent 'Les fleurs du mal', recueil de vers exaltant la beauté en germe dans toute perversité, dans toute souffrance. L'ouvrage est condamné pour 'outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs'. Il faut dire que le poète fait fi des valeurs bourgeoises triomphantes en ce siècle. Il s'éteint prématurément, le corps rongé par la syphilis, l'alcool et autres substances hallucinogènes. Son oeuvre fonde la modernité poétique, en particulier le symbolisme.
Anecdote :
Agitateur
Aupick, promu commandant de l'Ecole Polytechnique, a essuyé la mutinerie de... son beau-fils ! Au cours d'une nuit trop arrosée et fâché par la nouvelle, Baudelaire est sorti dans la rue, un fusil à la main, et s'est mis à hurler : 'Il faut fusiller le général Aupick !' Le soulèvement a été réprimé sans plus d'incident...
Publié le 01/11/2007 à 12:01 par galeriegothik
Charles Baudelaire (1821 - 1867)
Poète français
Cimetière de Montparnasse, Paris
Charles Baudelaire n'a jamais accepté le remariage de sa mère avec Aupick alors qu'il n'avait que sept ans. Est-ce là la cause de son esprit rebelle ? Toujours est-il qu'il se fait exclure du lycée Louis-le-Grand, fermement décidé à mener une vie de dandy. Décision contrariée par son beau-père, qui le fait embarquer de force sur un paquebot en direction des Indes, puis qui place sous tutelle judiciaire la fortune héritée de son père et menacée d'être rapidement dilapidée. Contraint de travailler, Baudelaire se consacre à la critique d'art et à la traduction des oeuvres d'Edgar Poe. En 1857 paraissent 'Les fleurs du mal', recueil de vers exaltant la beauté en germe dans toute perversité, dans toute souffrance. L'ouvrage est condamné pour 'outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs'. Il faut dire que le poète fait fi des valeurs bourgeoises triomphantes en ce siècle. Il s'éteint prématurément, le corps rongé par la syphilis, l'alcool et autres substances hallucinogènes. Son oeuvre fonde la modernité poétique, en particulier le symbolisme.
Anecdote :
Agitateur
Aupick, promu commandant de l'Ecole Polytechnique, a essuyé la mutinerie de... son beau-fils ! Au cours d'une nuit trop arrosée et fâché par la nouvelle, Baudelaire est sorti dans la rue, un fusil à la main, et s'est mis à hurler : 'Il faut fusiller le général Aupick !' Le soulèvement a été réprimé sans plus d'incident...
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Charles Baudelaire (1821 - 1867)
Poète français
Cimetière de Montparnasse, Paris
Charles Baudelaire n'a jamais accepté le remariage de sa mère avec Aupick alors qu'il n'avait que sept ans. Est-ce là la cause de son esprit rebelle ? Toujours est-il qu'il se fait exclure du lycée Louis-le-Grand, fermement décidé à mener une vie de dandy. Décision contrariée par son beau-père, qui le fait embarquer de force sur un paquebot en direction des Indes, puis qui place sous tutelle judiciaire la fortune héritée de son père et menacée d'être rapidement dilapidée. Contraint de travailler, Baudelaire se consacre à la critique d'art et à la traduction des oeuvres d'Edgar Poe. En 1857 paraissent 'Les fleurs du mal', recueil de vers exaltant la beauté en germe dans toute perversité, dans toute souffrance. L'ouvrage est condamné pour 'outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs'. Il faut dire que le poète fait fi des valeurs bourgeoises triomphantes en ce siècle. Il s'éteint prématurément, le corps rongé par la syphilis, l'alcool et autres substances hallucinogènes. Son oeuvre fonde la modernité poétique, en particulier le symbolisme.
Anecdote :
Agitateur
Aupick, promu commandant de l'Ecole Polytechnique, a essuyé la mutinerie de... son beau-fils ! Au cours d'une nuit trop arrosée et fâché par la nouvelle, Baudelaire est sorti dans la rue, un fusil à la main, et s'est mis à hurler : 'Il faut fusiller le général Aupick !' Le soulèvement a été réprimé sans plus d'incident...
Publié le 01/11/2007 à 12:01 par galeriegothik
Bruce Lee (1940 - 1973)
Réalisateur, acteur, producteur, scénariste américain d'origine chinoise.
Cimetière Lake View, Seattle, King County, Washington, USA
Né le 27 novembre 19401. Bruce Lee fut élevé à Hong Kong. Son père, Lee Hoi Chuen était comédien, vedette de l'opéra de Canton, ce qui permit à Lee d'apparaître dans plusieurs films chinois durant son enfance.
Bruce Lee commença à étudier le Wing Chun (un style de Kung Fu) dans l'école du célèbre maître Yip Man à l'âge de 13 ans, après s'être fait « corriger » au cours d'un combat de rue.
En 1959, Lee retourna aux États-Unis pour y valider sa nationalité américaine et parce que sa mère voulait l'éloigner des gangs de rues chinois. Il entra à l'Edison Technical School, à Seattle, puis poursuivit des études de philosophie à l'université de Washington. C'est là qu'il rencontra sa future femme, Linda Emery, une jeune étudiante, en lui donnant des cours de kung-fu. Ils se marièrent à Oakland le 17 août 1964. Bruce et Linda auront deux enfants, Brandon et Shannon.
C'est à cette époque, que Bruce Lee commença à enseigner sérieusement le Kung fu en ouvrant une école. Bruce Lee enseignait à tous ceux qui voulaient apprendre un style qu'il avait mis au point : le Jun Fan. Ce qui fut mal perçu par les autres écoles d'arts martiaux qui jugeaient que le Kung Fu ne devait être enseigné qu'à des Chinois. C'est à cause de cela que Bruce Lee dut relever un défi. S'il perdait, il devait fermer son école...
Bruce Lee remporta le duel mais se rendit compte des limites de son art martial et commença à remettre en cause l'efficacité des arts martiaux traditionnels. Ce qui aboutira à la création du Jeet Kune Do (« la voie du poing qui intercepte ») utilisant des coups extérieurs au Kung Fu. Le Jeet Kune Do visait à être plus pratique, plus fluide et plus rapide que le Kung Fu. Il fut également pensé afin d'être un système d'entraînement musculaire efficace.
Bruce Lee se rendit célèbre en incarnant le rôle de Kato dans la série télévisée le Frelon vert (The Green Hornet). Il décrocha le rôle à la suite d'une démonstration de kung-fu qu'il fit durant le tournoi international de karaté de Long Beach en 1964. Mais sa carrière cinématographique ne commença vraiment qu'une fois de retour à Hong Kong.
Bruce Lee mourut le 20 juillet 1973 à Hong Kong et fut enterré au cimetière de Lake View à Seattle. Bien que des rumeurs circulent sur les raisons de son décès, la cause officielle est une réaction allergique à un analgésique, un cas rare d'hypersensibilité à l'équagésic23.
Bien qu'il n'ait joué que dans quelques films et séries télévisuelles, Bruce Lee incarne l'homme faible atteignant l'apogée de la perfection physique et l'invincibilité au combat à mains nues. Sa gloire amorça à l'Ouest un grand intérêt pour les arts martiaux chinois.
Le 16 octobre 2005, le producteur Raymond Chow a affirmé à l'Associated Press que l'ancienne star des films de kung fu Bruce Lee, mort à l'âge de 32 ans, est décédé après avoir pris un mauvais médicament. Il a succombé à un œdème en 1973 alors qu'il était chez l'actrice hong-kongaise Betty Ting Pei. Le médecin légiste avait alors conclu à un décès accidentel, ce qui avait alimenté les rumeurs de prise de drogues. Raymond Chow, cofondateur des studios Golden Harvest, a expliqué que l'acteur avait pris un médicament contre le mal de tête auquel il était très sensible alors qu'il n'était pas chez lui. « La conclusion est qu'il s'agissait d'un accident ». Il a par ailleurs déclaré qu'il avait été personnellement dévasté par la mort de Bruce Lee, un drame qui l'avait poussé à suspendre la préparation du Jeu de la mort, dernier film de l'acteur.
Publié le 01/11/2007 à 12:01 par galeriegothik
Bruce Lee (1940 - 1973)
Réalisateur, acteur, producteur, scénariste américain d'origine chinoise.
Cimetière Lake View, Seattle, King County, Washington, USA
Né le 27 novembre 19401. Bruce Lee fut élevé à Hong Kong. Son père, Lee Hoi Chuen était comédien, vedette de l'opéra de Canton, ce qui permit à Lee d'apparaître dans plusieurs films chinois durant son enfance.
Bruce Lee commença à étudier le Wing Chun (un style de Kung Fu) dans l'école du célèbre maître Yip Man à l'âge de 13 ans, après s'être fait « corriger » au cours d'un combat de rue.
En 1959, Lee retourna aux États-Unis pour y valider sa nationalité américaine et parce que sa mère voulait l'éloigner des gangs de rues chinois. Il entra à l'Edison Technical School, à Seattle, puis poursuivit des études de philosophie à l'université de Washington. C'est là qu'il rencontra sa future femme, Linda Emery, une jeune étudiante, en lui donnant des cours de kung-fu. Ils se marièrent à Oakland le 17 août 1964. Bruce et Linda auront deux enfants, Brandon et Shannon.
C'est à cette époque, que Bruce Lee commença à enseigner sérieusement le Kung fu en ouvrant une école. Bruce Lee enseignait à tous ceux qui voulaient apprendre un style qu'il avait mis au point : le Jun Fan. Ce qui fut mal perçu par les autres écoles d'arts martiaux qui jugeaient que le Kung Fu ne devait être enseigné qu'à des Chinois. C'est à cause de cela que Bruce Lee dut relever un défi. S'il perdait, il devait fermer son école...
Bruce Lee remporta le duel mais se rendit compte des limites de son art martial et commença à remettre en cause l'efficacité des arts martiaux traditionnels. Ce qui aboutira à la création du Jeet Kune Do (« la voie du poing qui intercepte ») utilisant des coups extérieurs au Kung Fu. Le Jeet Kune Do visait à être plus pratique, plus fluide et plus rapide que le Kung Fu. Il fut également pensé afin d'être un système d'entraînement musculaire efficace.
Bruce Lee se rendit célèbre en incarnant le rôle de Kato dans la série télévisée le Frelon vert (The Green Hornet). Il décrocha le rôle à la suite d'une démonstration de kung-fu qu'il fit durant le tournoi international de karaté de Long Beach en 1964. Mais sa carrière cinématographique ne commença vraiment qu'une fois de retour à Hong Kong.
Bruce Lee mourut le 20 juillet 1973 à Hong Kong et fut enterré au cimetière de Lake View à Seattle. Bien que des rumeurs circulent sur les raisons de son décès, la cause officielle est une réaction allergique à un analgésique, un cas rare d'hypersensibilité à l'équagésic23.
Bien qu'il n'ait joué que dans quelques films et séries télévisuelles, Bruce Lee incarne l'homme faible atteignant l'apogée de la perfection physique et l'invincibilité au combat à mains nues. Sa gloire amorça à l'Ouest un grand intérêt pour les arts martiaux chinois.
Le 16 octobre 2005, le producteur Raymond Chow a affirmé à l'Associated Press que l'ancienne star des films de kung fu Bruce Lee, mort à l'âge de 32 ans, est décédé après avoir pris un mauvais médicament. Il a succombé à un œdème en 1973 alors qu'il était chez l'actrice hong-kongaise Betty Ting Pei. Le médecin légiste avait alors conclu à un décès accidentel, ce qui avait alimenté les rumeurs de prise de drogues. Raymond Chow, cofondateur des studios Golden Harvest, a expliqué que l'acteur avait pris un médicament contre le mal de tête auquel il était très sensible alors qu'il n'était pas chez lui. « La conclusion est qu'il s'agissait d'un accident ». Il a par ailleurs déclaré qu'il avait été personnellement dévasté par la mort de Bruce Lee, un drame qui l'avait poussé à suspendre la préparation du Jeu de la mort, dernier film de l'acteur.
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Paul Gauguin (1848 - 1903)
Peintre et sculpteur français
Cimetière d'Atuona, Hiva-Oa, Iles Marquises, Polynésie
Paul GAUGUIN est né à Paris en 1848 dans une famille française de la moyenne bourgeoisie. Il était d'ascendance hispano-péruvienne noble par sa mère, et sa famille, étiquetée "rouge" - son père travaillant au "National", l'organe du Parti Radical -, gagne le Pérou en 1849 pour échapper à la répression du "Parti de l'ordre".
Son père décède lors du voyage, et Paul reviendra à Paris six ans plus tard avec sa mère et sa soeur. De cette petite enfance en exil en Amérique Latine, il gardera toujours le goût du voyage et de l'exotisme.
En marge des Impressionnistes, Gauguin fut sans doute, avec Paul Cézanne et Vincent Van Gogh, le peintre de cette fin de XIXe siècle qui eut le plus d'influence sur les mouvements de peinture du XXe siècle. Cette influence réside probablement moins dans sa peinture que dans ses écrits, lesquels contiennent des formules qui, comme le dit Léon Gard, « flattent ce penchant des hommes pour les recettes mirifiques, en même temps que leurs instincts de garnements déchaînés qui se saoulent d'indiscipline » 1, : « Comment voyez-vous cet arbre ? écrivait Gauguin, Vert? Mettez-donc le plus beau vert de votre palette; et cette ombre? Plutôt bleue? Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible », ou encore : « Ne copiez pas trop d'après nature. L'art est une abstraction. » ou encore : « Vous connaissez depuis longtemps ce que j'ai voulu établir : le droit de tout oser.»2
De pareilles formules quand elles ne sont pas appliquées par un artiste aussi vrai et doué que Gauguin sont évidemment extrêmement dangereuses et peuvent conduire au précipice.
Gaugin anima les mouvements mystiques et symbolistes de Pont-Aven, puis des Nabis où ses théories sur le cloisonnisme et le synthétisme étaient appuyées par les peintres Emile Bernard, Paul Sérusier et Maurice Denis et par le critique symboliste Albert Aurier. A la mort de Gauguin, à l'occasion d'expositions lui rendant hommage, ses idées s'étendirent, non sans extrapolation souvent, au Picasso de la période bleue et rose, puis aux groupes des fauves (André Derain, Raoul Dufy), des cubistes (Roger de La Fresnaye), des expressionnistes allemands (Jawlensky, Mueller, Ernst Ludwig Kirchner).
Publié le 01/11/2007 à 12:01 par galeriegothik
Paul Gauguin (1848 - 1903)
Peintre et sculpteur français
Cimetière d'Atuona, Hiva-Oa, Iles Marquises, Polynésie
Paul GAUGUIN est né à Paris en 1848 dans une famille française de la moyenne bourgeoisie. Il était d'ascendance hispano-péruvienne noble par sa mère, et sa famille, étiquetée "rouge" - son père travaillant au "National", l'organe du Parti Radical -, gagne le Pérou en 1849 pour échapper à la répression du "Parti de l'ordre".
Son père décède lors du voyage, et Paul reviendra à Paris six ans plus tard avec sa mère et sa soeur. De cette petite enfance en exil en Amérique Latine, il gardera toujours le goût du voyage et de l'exotisme.
En marge des Impressionnistes, Gauguin fut sans doute, avec Paul Cézanne et Vincent Van Gogh, le peintre de cette fin de XIXe siècle qui eut le plus d'influence sur les mouvements de peinture du XXe siècle. Cette influence réside probablement moins dans sa peinture que dans ses écrits, lesquels contiennent des formules qui, comme le dit Léon Gard, « flattent ce penchant des hommes pour les recettes mirifiques, en même temps que leurs instincts de garnements déchaînés qui se saoulent d'indiscipline » 1, : « Comment voyez-vous cet arbre ? écrivait Gauguin, Vert? Mettez-donc le plus beau vert de votre palette; et cette ombre? Plutôt bleue? Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible », ou encore : « Ne copiez pas trop d'après nature. L'art est une abstraction. » ou encore : « Vous connaissez depuis longtemps ce que j'ai voulu établir : le droit de tout oser.»2
De pareilles formules quand elles ne sont pas appliquées par un artiste aussi vrai et doué que Gauguin sont évidemment extrêmement dangereuses et peuvent conduire au précipice.
Gaugin anima les mouvements mystiques et symbolistes de Pont-Aven, puis des Nabis où ses théories sur le cloisonnisme et le synthétisme étaient appuyées par les peintres Emile Bernard, Paul Sérusier et Maurice Denis et par le critique symboliste Albert Aurier. A la mort de Gauguin, à l'occasion d'expositions lui rendant hommage, ses idées s'étendirent, non sans extrapolation souvent, au Picasso de la période bleue et rose, puis aux groupes des fauves (André Derain, Raoul Dufy), des cubistes (Roger de La Fresnaye), des expressionnistes allemands (Jawlensky, Mueller, Ernst Ludwig Kirchner).